ARTICLE

La Banque mondiale renouvelle son engagement auprès de la jeunesse burkinabé

29 juillet 2016


Image

Wougo Kaboré, jeune étudiant de 23 ans, étudie à l’Institut burkinabè des arts et métiers (IBAM). Il a gagné le premier prix et un chèque pour 1 000 dollars.

© Lionel Yaro/Banque mondiale

LES POINTS MARQUANTS
  • Le bureau de la Banque mondiale au Burkina Faso a organisé la deuxième édition du concours de rédaction « Une plume pour le développement ».
  • Le concours donne la voix aux jeunes burkinabés pour s’exprimer sur les enjeux du développement durable dans leur pays.
  • Parmi les 500 candidats, les deux meilleurs ont reçu le premier prix de 1 000 dollars.

OUAGADOUGOU, le 28 juillet 2016—Pour la deuxième année consécutive, le bureau de la Banque mondiale au Burkina Faso a organisé son concours de rédaction intitulé Une plume pour le développement. Lancé le 22 mai 2016 sur toute l'étendue du territoire national, ce concours a permis aux collégiens, aux lycéens et étudiants  de s’exprimer sur les questions de développement dans leur pays. C’était également l’occasion pour la Banque mondiale de renouveler son engagement auprès de la jeunesse burkinabé et d’être à l’écoute de ses idées et ses aspirations.

Parmi les 500 soumissions reçues, le jury a sélectionné quarante finalistes. Les trois meilleurs de chaque catégorie ont reçu des prix spéciaux et les autres des lots de consolation.  Deux premiers prix de 1 000 dollars chacun ont été remis pour la catégorie « étudiants » et la catégorie « collégiens et lycéens ». L’ajout de cette deuxième catégorie, qui ne figurait pas dans la première édition, était spécialement créer afin de permettre à la Banque mondiale de connecter avec une cohorte de moins de 18 ans. Les candidats étaient invités à répondre à un thème selon la catégorie, avec le premier « Emploi des jeunes : défis et solutions » dédié aux étudiants et le deuxième « Réseaux sociaux : avantages et inconvénients » réservé exclusivement aux lycéens et collégiens.

Pendant la cérémonie de remise des prix le vendredi 24 juin 2016, le jury, présidé par Dr Dramane Konaté, président de la Société des auteurs, des gens de l’écrit et du savoir (SAGES) du Burkina Faso, a attribué le premier prix dans la catégorie « étudiants » à Wougo Kaboré, étudiant à l’Institut burkinabè des arts et métiers (IBAM). Ce jeune burkinabé de 23 ans a émerveillé le jury par son analyse qui a mis l’accent sur l’agriculture et le potentiel de ce secteur de créer plus d’emplois, notamment en créant des petites unités de production gérés par des jeunes.

« J’ai aussi proposé la création de modules de formation dans les universités sur le secteur agricole et les techniques managériales », a expliqué Kaboré lors de la cérémonie. « Il est important de réformer le système éducatif afin de répondre aux besoins des entreprises et des secteurs porteurs. »

Dans la catégorie « collégiens et lycéens », la distinction échoit à Sié Rachid Boris Coulibaly, élève en classe de terminale au Lycée Moukassa de Koudougou. Pour Coulibaly, « les réseaux sociaux sont devenus l’outil de prédilection des jeunes. Ils les permettent d’échanger sur les questions politiques à travers des forums et de s’informer sur les dernières tendances culturelles à travers le monde. » Il prévient cependant que ces mêmes réseaux sociaux présentent plusieurs inconvénients. « Les jeunes peuvent être victime de la cyberintimidation (harcèlement moral) ou la cybercriminalité », a-t-il ajouté.  

Pour Dr Dramane Konaté, « la qualité des soumissions dénotent de la capacité d’analyse élevée de la jeunesse. Cette maturité d’esprit conduit à des suggestions pertinentes tant pour résorber le chômage que pour réduire considérablement la cyberaddiction ».

Au cours d’une sympathique soirée, l’équipe de la Banque mondiale a magnifié le mérite des jeunes, soulignant leur rôle essentiel au développement de leur pays. Au total, six lauréats ont été primés dans les deux catégories, et les premiers par catégorie ont reçu leurs chèques de 1 000 dollars des mains du représentant résident du bureau de la Banque mondiale au Burkina Faso, Cheick Fantamady Kanté. 

« Je voudrais saluer l’audace des candidats qui, sans aucun complexe, ont partagé leurs idées et leurs visions sur la problématique de l’emploi ainsi que sur celle des réseaux sociaux.  Nous avons été séduits par cet engagement de la jeunesse à disserter sur les questions où on ne l'entend pas souvent », a conclu Kanté.



Entretiens avec deux des gagnants du concours de rédaction Une plume pour le développement 

Image

 

Sié Rachid Boris Coulibaly

Fraîchement titulaire d’un bac littéraire avec mention, Sié Rachid Boris Coulibaly est vainqueur de la catégorie « collégiens et lycéens » du concours « Une plume pour le développement », organisé par le bureau de la Banque mondiale au Burkina Faso. Il a répondu à nos questions.

Comment avez-vous appris du lancement du concours de rédaction ?

Sié Rachid Boris Coulibaly : J'ai eu l'information grâce au journal télévisé de la Radiodiffusion Télévision du Burkina. J'ai fait des recherches sur l’internet pour avoir plus d'information sur les modalités du concours, et quand j’ai vu que mon profil répondait aux critères, j'ai décidé de postuler.

Et vous avez remporté le premier prix pour la catégorie « collégiens et lycéens ». Que représente cette reconnaissance pour vous ?

Sié Rachid Boris Coulibaly : Ce prix est comme une victoire pour moi. Ce concours m'a permis de divulguer mes idées au grand public et le fait d’être retenu parmi les meilleurs candidats ne peut que me réjouir !

Pour les prochaines éditions, quels conseils donneriez-vous à la Banque pour améliorer la diffusion de l'information sur le concours ?

Sié Rachid Boris Coulibaly : Je tiens d'abord à remercier la Banque mondiale pour cette initiative qui donne l'occasion aux jeunes de s'exprimer sur des thèmes d'actualité. Pour la prochaine édition, je propose qu'elle collabore davantage avec les directions régionales de l'enseignement secondaire pour diffuser l'information sur le concours auprès des potentiels candidats.

Image

 

Samiratou Zinaba

Trois questions à Samiratou Zinaba, lauréate de la première édition du concours Une plume pour le développement

Un an après avoir gagné le concours Une plume pour le développement, Samiratou Zinaba, 22 ans, diplômée d'une maîtrise en sciences économiques, revient sur son parcours et évoque l'apport de cette distinction pour elle.

En juin 2015, vous avez remporté le prix du concours Une plume pour le développement organisée par la Banque mondiale. Qu'est-ce que ce prix vous a apporté concrètement ?

Samiratou Zinaba : Ce prix m'a permis d'avoir un contrat de stage à l'Institut de recherche pour le développement (IRD) où j'ai pu intégrer l'équipe « Paix à travers le développement » en qualité de chargée du suivi-évaluation des projets. Ce fut une expérience enrichissante qui m'a permis de toucher du doigt les réalités du monde professionnel.

Que diriez-vous à ceux qui hésitent à participer à ce concours ?

Samiratou Zinaba : Je dirai à ceux qui ont encore des doutes à propos du concours rédactionnel de dépasser ce niveau de pensée. Je les invite à y prendre part car ce prix est quelque chose de concret qui permet aux jeunes de s'exprimer sur les défis du pays et surtout de proposer leurs solutions pour améliorer la situation.

Avez-vous quelques conseils pour l'organisateur ?

Samiratou Zinaba : Je félicite la Banque mondiale pour cette initiative. Je ne voudrais pas qu'elle se contente d'organiser un simple concours rédactionnel. J'appelle la Banque à donner vie aux idées et solutions proposées par les lauréats. Concernant les prix, la Banque mondiale pourrait penser à octroyer des bourses d'études aux vainqueurs ou même offrir des contrats de stage au sein de son bureau.